dimanche 10 janvier 2010

Dans certains romans, la dernière phrase

claque comme le bouquet d'une apothéose. C'est le cas ici, avec l'histoire de ce gosse malmené, qui sonne si vrai qu'on se demande si ce n'est pas l'enfance véridique et autobio de l'auteur. Mais on se dit que non, pas Claude PONTI, c'est pas possible... Né en 1948 à Lunéville, il a tout de même bien pu s'inspirer de son expérience personnelle pour tisser cette fiction qui parle d'un village dans les affres de l'après-guerre mal digérée. On parle peu de son oeuvre pour adultes sur internet.
Roman paru en 1995.
Wiki en cliquant sur le titre.

samedi 9 janvier 2010

François AUGIERAS

  
 avait huit ans quand il a quitté Paris avec sa mère, pour s'installer à Périgueux, en 1933.




















Un récit autobiographique et sulfureux au coeur du Périgord noir...






















En cliquant sur le titre, un petit article littéraire canadien sur Augiéras. 



Amphitryon












Eté voir ça. Superbe. Le texte intégral de Molière, percutant.
Sans cliquer sur le titre, vous n'arriverez à rien...

Triptyque de la sculpture rouillée















Jour de grand froid.














Vais choper la phtysie des sous-bois.















Fera rigoler les copains.

BANKSY


















Mon préféré

Cathy's drawing 2













Segré, 1988

...Et à la tant attendue

demie des dix-huit heures trente, Henri Pollak, notre pote à nous, si toutefois il n'était ni de garde, ni de piquet d'incendie, ni consigné, ni puni, serrait les mains molles de Karabinowicz, de Falempain, de Van Ostrak le sale raciste et du petit Laverrière (chaleureusement surnommé Brise-glace) fourrait dans la poche de son blouson kaki sa feuille de permission nocturne dûment tamponnée par la Semaine, enfourchait son pétaradant petit vélomoteur (à guidon chromé), saluait règlementairement le lieutenant de service, l'officier de bouche, l'adjudant d'office, le chef de block, le maréchal des logis de semaine, le brigadier de jour et les hommes de garde qui l'ovationnaient de divers cris d'animaux, car il était plutôt bien vu, Henri Pollak (pas fier, de la classe, une grande mansuétude sous des dehors peut-être un peu bourrus) et il prenait son vol tel l'oiseau de Minerve à l'heure où les lions vont boire, regagnait, à la vitesse de l'épervier aux yeux songeurs, son Montparnasse qui lui avait donné le jour et où l'attendaient sa bien-aimée, sa piaule, nous ses potes et ses chers livres, s'extirpait de la tenue tant honnie, se changeait en un tournemain en un flagrant civil, le torse à l'aise dans une camisole de cashmere, la jambe moulée dans une paire de djinns, le pied bien pris dans des mocassins patinés à l'ancienne, et venait nous retrouver, nous ses potes, dans le café d'en face, où l'on parlait Lukasse, Heliphore, Hégueule et autres olibrii de la même farine, car on était tous un peu fêlés à l'époque, jusques à des heures aussi avancées que nos idées.
...





"Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?"
 Georges PEREC, 1966