dimanche 3 janvier 2010
Régis CUNIN, un vrai chanteur humaniste injustement méconnu
Elle parle à sa valise
Elle parle à sa valise
Dans un jargon bizarre
Désesperdue assise,
A l'écart dans le square
Vétue de soliloques
Toute enjupomponnée
Elle brinquebreloque
Ses colliers surranés
Ses mains vagabondissent
Papillons dérisoires
Et ressassent jadis
Dans la lumière du soir
Le temps la chagrignotte
Et son coeur tire au flanc
Sa carcasse grelotte
En s'endormitouflant
Elle parle à sa valise
Parfois même l'engueule
Petite et rabougrise
Auprès des grands tilleuls
La jugeotte en vadrouille
Sans doute loin d'ici
Elle calembredouille
En fronçant les sourcils
Avec des gestes rudes
Elle renoue son chignon
Sa déboussolitude
Intrigue les pigeons
Elle hoche la tête
Décrépiteusement
Elle est sur sa planète
C'est un morceau de banc
J'aimerais lui faire des bises
La serrer dans mes bras
Lui porter sa valise
l'emm'ner au cinéma
Lui jouer d'la guitare
Lui offrir un liégeois
Mais je suis en retard
Et d'ailleurs, elle s'en va.
Outre l'intérêt de l'écriture (les néologismes mots-valises...), l'arrangement musical est superbe avec flûte à bec grave, accordéon, clarinette et violoncelle. Album "Chansons bancroches" disponible à la médiathèque de Périgueux.
En cliquant sur le titre, accéder au site de Régis CUNIN. Voir notamment les jeux et en particulier le "jeu de la fable", et le "dico du dimanche".
Destin de Jeanne Hébuterne
Jeanne Hébuterne, née à Meaux (Seine-et-Marne) le 6 avril 1898, est une peintre française. Elle étudie à l'Académie Colarossi et y rencontre Amedeo Modigliani, en mars 1917, à la Rotonde. Le père de Jeanne est devenu depuis caissier dans une mercerie. Cet homme cultivé, féru de littérature du XVIIe siècle, converti au catholicisme, aux mœurs austères, voit par conséquent d'un très mauvais œil cette relation avec un peintre juif qu'il juge dépravé. Jeanne, jeune fille de bonne famille, vit un amour fou qui l'unit à Modigliani. Le frère de Jeanne, André Hébuterne, exerce également comme peintre paysagiste. Contre l'avis de son père, Jeanne s'installe avec Modigliani rue de la Grande-Chaumière, à Montparnasse, dans un atelier que leur loue Léopold Zborowski. Mais la maladie a frappé Modigliani et rien ne peut le contraindre à limiter ses abus de drogues. Le 29 novembre 1918, à la maternité de Nice, Jeanne met au monde une petite fille, déclarée à l'état civil sous l'identité de Jeanne Hébuterne. L'état de santé de Modigliani ne cesse de s'aggraver ; il meurt d'une méningite tuberculeuse, à 36 ans, le 24 janvier 1920. Les parents de Jeanne refusent, par haine, d'honorer seulement pendant 24 heures la dépouille du peintre. Le lendemain matin, échappant à la vigilance de ses proches, Jeanne se jette par la fenêtre du 5e étage de l’appartement de ses parents, 8 bis, rue Amyot, dans le Ve arrondissement de Paris. (Base article Wiki.)
Les euphorismes de Grégoire 2
N° 280
Si on est beaucoup trop à être nombreux, il n'y a plus assez de place pour ceux qui ne le sont pas.
Grégoire LACROIX
Si on est beaucoup trop à être nombreux, il n'y a plus assez de place pour ceux qui ne le sont pas.
Grégoire LACROIX
samedi 2 janvier 2010
Peu me chaut
Peu me chaut
Que nous soyions en froid
Le temps panse les plaies
Dis, tu me reviendras ?
Hein, dis, tu m'reviendras ?
Les bourgeons montreront leur nez,
Dans un petit brouillard printanier,
Avec des poches sous les yeux
D'avoir été trop amoureux,
On dit qu'on serait dans un jardin
Et ça c'est typique du bonheur
Où pousseraient ça n's'invente pas
Des fruits de la passion et des ne m'oublie pas
Comme les chairs de poules
A tes bras nus de brume
Faudra qu'tu penses à mettre un pull
Il manquerait plus que tu t'enrhumes
Si ça rime pas et qu'c'est bancal
J'ai pas trouvé de rime en "ule" !
T'inquiète Bounette, c'est d'la licence
Et à propos j'ai souvenance
D'un bout d'chanson de cet idiot
De Philippe Val, mais rigolo :
"Pour te plaire, ah, quel boulot,
J'ai dû délaisser Hugo
Verlaine et Appolinaire
Pour lire du Kant quelle galère !
Mais ça valait la chandelle :
Sous tes airs immatériels
Tu cachais des connaissances
Supérieures à la licence." *
D'avoir négligé de dormir,
De n'avoir pensé qu'à guetter
Les commissures de tes sourires
Au long de minutes égrenées
Qu'il faudrait surtout pas manquer
Sous peine d'avoir rien pigé
Rien piqué rien picoré
Et c'est typique du bonheur
A surveiller tes pieds mouillés,
Tu vas encore attraper froid
Où comme ils disaient autrefois,
Tu vas sombrer dans des langueurs
Quand on en pince pour quelqu'un
Et on dirait que ce serait toi
Ce serait une grave erreur
De n'pas te garder sous les draps
Et tu vois bien que peu me chaut
Que nous soyions encore en froid
Si tu me reviendras.
* "L'étudiante", Philippe VAL, 1988
Que nous soyions en froid
Le temps panse les plaies
Dis, tu me reviendras ?
Hein, dis, tu m'reviendras ?
Les bourgeons montreront leur nez,
Dans un petit brouillard printanier,
Avec des poches sous les yeux
D'avoir été trop amoureux,
On dit qu'on serait dans un jardin
Et ça c'est typique du bonheur
Où pousseraient ça n's'invente pas
Des fruits de la passion et des ne m'oublie pas
Comme les chairs de poules
A tes bras nus de brume
Faudra qu'tu penses à mettre un pull
Il manquerait plus que tu t'enrhumes
Si ça rime pas et qu'c'est bancal
J'ai pas trouvé de rime en "ule" !
T'inquiète Bounette, c'est d'la licence
Et à propos j'ai souvenance
D'un bout d'chanson de cet idiot
De Philippe Val, mais rigolo :
"Pour te plaire, ah, quel boulot,
J'ai dû délaisser Hugo
Verlaine et Appolinaire
Pour lire du Kant quelle galère !
Mais ça valait la chandelle :
Sous tes airs immatériels
Tu cachais des connaissances
Supérieures à la licence." *
D'avoir négligé de dormir,
De n'avoir pensé qu'à guetter
Les commissures de tes sourires
Au long de minutes égrenées
Qu'il faudrait surtout pas manquer
Sous peine d'avoir rien pigé
Rien piqué rien picoré
Et c'est typique du bonheur
A surveiller tes pieds mouillés,
Tu vas encore attraper froid
Où comme ils disaient autrefois,
Tu vas sombrer dans des langueurs
Quand on en pince pour quelqu'un
Et on dirait que ce serait toi
Ce serait une grave erreur
De n'pas te garder sous les draps
Et tu vois bien que peu me chaut
Que nous soyions encore en froid
Si tu me reviendras.
* "L'étudiante", Philippe VAL, 1988
Considéré par Claude Nougaro...
...comme “ le plus foudroyant auteur au ciel de la langue française “, génie longtemps inconnu du grand public (c’est de moins en moins vrai), Allain Leprest a publié en 2008, son 10ème album : “Quand auront fondu les banquises “. Le poète aux multiples collaborations (Jean Ferrat, Juliette Gréco, Enzo Enzo, Romain Didier) s'est vu décerner un Grand Prix « In Honorem » pour l’ensemble de son oeuvre par l’académie Charles Cros. Un an après que nombre d’artistes (Olivia Ruiz, Jacques Higelin, Sanseverino, Mon Coté Punk...) lui ont témoigné leur admiration tant sur le disque «Chez Leprest» qu’au Bataclan lors d’un mémorable concert, Allain Leprest continue inexorablement son parcours atypique. (base article Wiki)
Allain LEPREST sera à Saint Astier (24), centre culturel de la Fabrique le samedi 20 mars 2010.
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